Disclaimer : non, les formations MDB Academy ne sont pas éligibles au financement CPF. On nous pose la question souvent… Je préfère être clair d’entrée de jeu !
Depuis l’annonce de la suppression du financement du permis de conduire via le Compte Personnel de Formation (CPF) pour les actifs, de nombreux commentaires ont afflué sur les réseaux. Certains s’indignent, d’autres s’interrogent…
Pourtant, au-delà de la mesure en elle-même, cette décision révèle un biais plus profond : si autant de personnes comptaient sur le CPF pour financer leur permis, cela signifie qu’une majorité y voit un filtre de décision prioritaire. Et cela pose problème.
Lorsqu’on compare cette situation à notre formation de marchand de biens, souvent perçue comme un investissement important uniquement parce qu’elle n’est pas éligible CPF, une chose devient claire : le CPF est devenu, pour beaucoup, un critère qui prime sur la qualité, le résultat, et même le projet de vie derrière.
D’où cette question, fondamentale et pourtant rarement posée : Est-ce que l’éligibilité au CPF est un véritable gage de valeur… ou simplement une bonne excuse pour ne pas se lancer ?

1. Le CPF : un outil utile, mais un cadre biaisé.
À une époque, le Nutri-Score a été présenté comme une solution simple pour juger la qualité nutritionnelle des aliments.
En réalité, ses limites sont notables :
- Il ne prend pas en compte la transformation industrielle ni les additifs.
- Il évalue le produit avant consommation (par exemple : des frites surgelées peuvent être classées “A”).
- Il repose sur des portions standardisées (100g), peu représentatives d’une consommation réelle.
Ce parallèle peut sembler surprenant, mais il est révélateur. Le CPF fonctionne avec une logique similaire : des critères lisibles en apparence, mais souvent déconnectés de la réalité du terrain.
Un cadre strictement administratif.
Pour qu’une formation soit éligible au CPF, elle doit mener à une certification reconnue par l’État :
- Soit inscrite au Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP),
- Soit au Répertoire Spécifique (RS).
Il ne suffit pas que la formation soit de qualité : elle doit correspondre à une logique de diplôme, souvent éloignée de l’apprentissage terrain.
De plus, la certification Qualiopi, souvent mise en avant, est nécessaire mais non suffisante. Elle encadre les processus pédagogiques, mais ne garantit pas l’éligibilité CPF à elle seule.
Résultat : des formations pertinentes, concrètes, bien construites, qui aident réellement à franchir un cap dans un métier ou une activité… peuvent être automatiquement exclues du CPF.

2. L’éligibilité CPF ≠ gage de valeur ou de résultat !
Un grand nombre de formations finançables par le CPF sont très théoriques, ou peu adaptées aux besoins réels du marché. À l’inverse, des formations conçues par des professionnels du terrain, focalisées sur l’action, la stratégie et les résultats, ne rentrent pas dans le moule administratif du CPF.
Prenons l’exemple concret de la formation de marchand de biens :
Elle forme à des compétences opérationnelles : recherche d’affaires, fiscalité, négociation, montage juridique, analyse de risque, revente, etc.
Mais ces savoir-faire, bien que directement exploitables dans des projets immobiliers, ne correspondent pas à une certification “officielle” enregistrée RNCP/RS.
Est-ce à dire que la formation n’a pas de valeur ? Non.
Cela signifie simplement qu’elle ne rentre pas dans la logique du CPF, ce qui est très différent.

3. “Ce n’est pas finançable, donc je ne peux pas” : une croyance confortable
Lorsque le CPF est utilisé comme filtre de décision unique, il remplace une vraie réflexion sur le retour sur investissement. Et cela peut être bloquant.
Un projet de marchand de biens immobiliers, c’est un investissement à 5 ou 6 chiffres
Dans l’immobilier, les premiers projets nécessitent souvent plusieurs dizaines de milliers d’euros. Les banques, les partenaires ou les notaires attendent un minimum de sérieux et de préparation.
Une formation de qualité représente un risque très faible, comparé aux montants en jeu.
Et pourtant, il arrive encore que des personnes rechignent à investir 2000 ou 3000 € pour se former… alors qu’elles s’apprêtent à mobiliser 100 000 € sur une opération.
Apprendre, ce n’est pas obligatoire… mais c’est ce qui change tout
Il n’est pas obligatoire de parler la langue d’un pays qu’on visite. Mais ceux qui le font s’ouvrent à plus d’opportunités, évitent plus d’erreurs, avancent plus vite.
Il en va de même avec une formation : elle n’est pas indispensable pour commencer… mais elle peut faire toute la différence dans les décisions prises, les partenaires trouvés, les erreurs évitées — et les résultats obtenus.
Conclusion :
Et si le CPF était une fausse bonne excuse ?
Le CPF est un levier utile lorsqu’il est disponible. Mais il ne doit pas devenir une condition de décision !
Ce n’est ni un label de qualité, ni un filtre pertinent pour juger du sérieux d’une formation.
La vraie question n’est donc pas : “Est-ce que c’est CPF ?” mais plutôt : “Est-ce que cette formation va m’aider à atteindre mes objectifs pro et perso ?”.
Et si la réponse est oui, alors l’investissement devient une évidence, indépendamment du mode de financement.